Les conseils de Dolto … ou pas.

Je ne sais pas si j’ai dit ces phrases (dans ce cas 1000 excuses) ou si je les dirais un jour (dans ce cas 1 000 000 d’excuses) mais ce qui est sûr c’est qu’elles vont vous faire tilt ! Et que je les entendues et vécues.

Il y en a forcément d’autres mais voici celles qui me viennent spontanément à l’esprit :

 

- tu verras quand tu seras maman

- tu verras quand tu en auras 2

(donc en fait on te fout jamais la paix quoi)

- si tu allaites tu seras esclave

- si tu n’allaites pas, il va être tout le temps malade

(tu me demandes pas la permission pour prêter tes boobies? Bah moi non plus. Merki)

- ah nan, moi la nounou, hors de question, il va à la crèche c’est tellement mieux pour son épanouissement personnel et son moi profond

- ah je t’arrête la crèche c’est juste pas possible, les autres enfants qui lui refilent tous leurs microbes, ça me fout le cafard

(ou encore : « moi, je prends un parental et j’enchaine avec une année sabbatique pour passer mon diplôme d’asstmat pour mon trésor » Wé, tu fais ta life tsé !)

- c’est un garçon ou une fille ?

- oh le joli petit garçon ! Non ? Ah bon… je croyais, vu qu’elle n’a pas de cheveux

(spécialité des vieilles ça, même avec un post-it sur le front de ton bébé elles te poseraient la question)

- va falloir penser à faire le petit frère ou la petite sœur, vu ses caprices !

- être enfant unique c’est une chance. Moi par exemple, je le suis et bla blabla bla …

( éh, les gens, faut faire attention avec ça keumême, des fois c’est pas que c’est pas voulu mais que c’est pas possible. Médicalement, financièrement #toussa…)

- elle est propre ? Oh tu sais c’est quand elle le sentira

- il FAUT qu’elle soit propre à 3 ans, tous les pédiatres le disent

(du coup, moi à ceux-là, j’aime bien leur raconter des anecdotes pipi/caca bien dégoutantes ^^)

BREF. Moralité : JE FAIS CE QUE JE VEUX !!!!!!

(ps : absente pour de bonnes raisons, nous nous sommes consacrés à la recherche de notre financement ! Déménagement en septembre ^^)

Bien à vous les blogueuses !

Un article un peu différent aujourd’hui.

Depuis que j’ai mis mon blog sur HelloCoton, je découvre l’envers du décor et qu’en plus j’en fais partie.

Je m’explique.

Mon blog, je l’ai créé parce que j’avais des choses à dire. Parce que je voulais échanger. Et en toute honnêteté, pour échanger, je ne vois pas d’autres possibilités que les commentaires laissés, auxquels je réponds. Celles qui commentent et elles se reconnaitront ( spécial kassdédi à Gaëlle ^^), merci beaucoup, j’adore. C’est le but.  Merci les copines. Et oui les comms c’est mes cops. Pourtant, le nombre de visiteurs par jour sur le blog est très satisfaisant.

Mais voilà comme l’a très bien écrit Mme E. je ne suis pas une blogueuse influente. Je ne fais pas de concours, je ne me prostitue pas pour un cadeau, je ne loue pas les louanges d’une marque, et je ne parle pas de ma fille en l’appelant la « naine », le « gnome » ou la « chieuse ». Bah wé, je ne me sers pas de M. comme de mon faire valoir.

L’envers du décor, ce sont toutes ses mamans comme moi qui veulent juste papoter, poster quelques photos de la prunelle de leurs yeux par pure fierté. Celles qui ne le font pas par profit, par appât du gain, par narcissisme. Et qui du coup se sentent à part puisque, quand tu prends le temps de taguer les V.I.P. mais que tu n’as ABSOLUMENT aucun retour , même pas pour dire que t’aimes pas ça et que tu t’excuses de pas le faire. Nan, rien. Bah wé, je ne suis pas influente. Pourquoi prendre le temps de me répondre ! au nom de la courtoisie ? La courtoi-quoi ? Naaaaaaan !

Franchement, me suis faite avoir. En débutant mon blog, je ne me suis intéressée qu’aux » grandes ». Nul. Nul, puisque je me rends bien compte aujourd’hui que celles que j’aime lire, ce sont celles qui me racontent des choses que je comprends, des trucs qui pourrait faire partie de ma vie. Y en a une « grande », je te jure, à part faire des concours et des articles sponsorisés, elle fait rien. Et c’est une des plus connues. Re-nul.

Alors voilà, je vais refaire ma blogroll. Elle ne m’inspirent plus celles là… Je vais mettre des vraies mamans, des vrais gens avec des vraies valeurs.

Alors toi la vraie mum, si tu es d’accord avec moi, laisse moi un commentaire ici (parce qu’Hellocoton je maitrise pas encore trop :D )  et si tu as un blog, cite le, tu seras dans ma future liste.

Ah et oui, et FUCK aussi.

 

Ah wé… ah bon, tu fais comme ça ?

Être maman, c’est être possessive.

Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr, ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, m**de, m’énerveeeeeeeeeeeeeeeeeent !

Mais b**del, y a toujours quelqu’un qui sait mieux que toi comment élever TON enfant !

Je le savais hein, que les gens, et ça concerne la famille aussi bien sûr, avaient un avis sur tout, mais quand même, qu’est ce que ça peut me taper sur les nerfs ! Du repas aux marques de couches, du siège auto au type de lit, en passant par comment réprimander, par la manière de parler etc, tout ça étant non exhaustif.

Dernièrement un truc en particulier m’agace particulièrement. Dans notre famille, c’est compliqué , comme souvent en fait, je m’en rends compte en lisant les blogs: il n’existe plus vraiment  de schéma classique papa/maman papy/mamie tonton/tati comme nous, nous avons pu le connaitre. Donc voilà, M. a un papy paternel mais pas de mamie, et du côté beaux parents …joker. Quant aux oncles, elle en a 3 … en théorie. Tout ça pour dire que tout ce petit monde décide de quel rôle il doit jouer dans « l’éducation » de ma bébé  et de quelle place il en découle. Ou pas. Surtout ou pas.

1er cas . Okay. C’est d’accord, on ne peut forcer personne à s’investir s’il ne le veut pas. Mais voilà quoi, y a les droits et puis il y a les devoirs . A mon sens, t’es pas grand parent si t’es pas là, si tu t’intéresses pas, si t’accompagnes pas, si t’as pas daigné déjà jouer ton rôle de parents. Donc on t’appelle pas Mamie, on t’appelle pas Papy, ou tonton.

2ème cas. Et à l’inverse, il faut savoir doser cet investissement. Si je vous dis que M. a un pot depuis ses 6 mois, un réducteur de toilettes depuis ses 12, et à peu près tout ce qu’l faut pour aller jusqu’à ses 18 ans… Merci Papy, c’est clair mais mine de rien, je me rends compte que ça quand même tendance à m’exaspérer. La surprotection, le fait de tout anticiper tout le temps, de la gaver de « oh t’es trop belle, t’es trop mignonne, t’es parfaite  » à chaque fin de  phrase, c’est too much quoi.

Ce qui me conforte dans mon envie de tout envoyer péter et de partir loin, juste nous. Wé, donc je râle mais c’est aussi pour ça ce blog :D .

Et puis finalement on a trouvé la solution aussi : tonton et tati, on les a choisi.  Fab & Mounia ♥, z êtes au top avec elle, rien à redire. Love U.

Pour choisir mes vacances, faut que je fasse assmat !

Être maman, c’est s’agaçer.

Ouf, je respire…!

Je m’explique.

J’ai déjà dit que j’appréciais  beaucoup la nounou de M. Et je maintiens. Mais il y a ce truc qui m’ennuie chez les assistantes maternelles en général : leur contrat. Et plus précisément leurs vacances. Je vais peut-être pas me faire des copines, mais il y a quand même un certain nombre d’avantages à être assistante maternelle.

Et wé, les ass’mat, elles ont un principe : ne jamais prendre de congés en juillet.  Juillet, c’est nul. Juillet, c’est has been, août c’est so 2012. Et ce qu’il faut savoir, c’est qu’elles ont le droit de nous imposer leurs dates de  congés dès lors qu’elles ont plusieurs employeurs.

Et la nôtre, elle est très réglo sur les principes, elle met un point d’honneur à les respecter. L’année dernière, je n’ai pas eu à trop batailler pour être une aoûtienne, au boulot ça les arrangeait puisqu’il leur fallait du monde présent en juillet. Et comme je suis loiiiiiin d’être la seule maman à employer une nounou soucieuse du respect de sa convention collective, pas de souci pour 2011.

Cette année, re-belotte. 3 semaines en août. Et encore j’ai de la chance que ce ne soit pas 4.  Quand elle m’a annoncé les dates, elle a dû voir ma petite moue grimaçante, et elle a cru bon de rajouter « et en plus on a déjà réservé une location ». Ôo

Donc se dessinent plusieurs issues :

- au boulot on t’oblige à prendre juillet et du coup, pour peu que ce soit pareil pour les autres parents,  la nounou a la win puisqu’en vacances pendant 2 mois et ça tout en étant payée…

- tu devras feindre une maladie qui devra te créer un arrêt maladie d’exactement 3 semaines et pile poil pendant la période de vacances que tu avais initialement demandée. Parce que tous les enfants n’ont pas des grands parents à côté ou pire, pas aptes à bien s’en occuper  ou ENCORE pire, pas concernés par leur rôle de grand parents. Ou tout ça en même temps. :/ Bref, pas de solution de garde.

- coup de bol, tu as tes vacances, tout est bien qui finit bien. Ouf, donc, je respire, j’ai encore eu du bol pour 2012.

Et tout ça, sans oublier que t’aimerais mieux, si possible, sans trop en demander, avoir des vacances en famille, donc en espérant que pour ton mari/copain/pacs (/amant) ce ne soit pas aussi compliqué que pour toi.

L’année prochaine, c’est sûr, on prend juillet. Pas d’embouteillages !

bouchons !

 

Quoi, elle saute la maternelle ? Amazing !

Être maman, c’est se vanter.

Nan mais clairement, on le fait toutes. Et tous, les papas ne sont pas les derniers pour exagérer les progrès de nos chérubins.

Incroyable, M. saurait déjà compter. Bah si, presque. Quand elle monte les escaliers (bien sûr, toute seule et à cloche pied), elle dit très distinctement « un » « deux ». Le seul truc c’est que c’est en boucle. Donc wé, elle sait compter, jusqu’à 2; et sans le savoir surtout. #lol.

Formidable, selon différentes sources objectives (papy entre autres), elle serait la plus belle des petites filles! Étonnant, nan ?

Extraordinaire ! Elle reconnait sa maison, celle de sa nounou, et les magasins où on a nos habitudes ! Donc au lieu d’y voir un exploit, je me dis « Chouette sa vue et sa mémoire fonctionnent ! »

Tout ça pour dire que je m’en rends compte quand je le fais, et que je me soigne. Ça ne sert à rien de vouloir les faire grandir trop vite, encore une fois chaque chose en son temps : ils marchent et ils parlent quand ils sont prêts, les dents finissent toujours par pousser (les cheveux aussi ?… uiui Sempette, patience), et NON, nos enfants ne sont pas des surdoués parce qu’en l’espace d’une journée ils ont appris à monter sur le canapé ou à rigoler à une grimace. Tout ça est logique et attendu.

Ceci dit, cette petite fille, qui a l’âge de ma bébé, est quand même un poil précoce. Pourtant, je n’arrive pas à trouver ça mignon. Peut être parce que ce n’est pas M. qui chante. :D

 

 

Chaque chose en son temps.

Être maman, c’est avancer.

De retour de quelques jours chez papy pour les 2 ans de ma bébé. C’est drôle mais je trouve qu’elle a grandi pendant ces quelques jours. Elle fait des phases courtes, comme hier par exemple, quand on lui a refusé de grignoter, elle nous cloue le bec en disant « c’est pas l’heure papa ». Elle a beaucoup plus de petites attitudes de vraie petite fille et tout. Bref, j’aime.

Oui, j’aime. Parce que, sûrement bizarrement,  je ne ressens pas ce que la plupart des mamans et des papas ressentent en voyant leurs petits grandir. Pour moi, le « ça passe trop vite » n’évoque rien. J’ai aimé chaque étape.

Souvent la marche est difficile à accepter parce que c est leur 1ère victoire sur l’indépendance. Moi, je l’attendais avec enthousiasme ! Idem pour le pot, je connais beaucoup de mères qui redoutent le passage au pot en se disant « ça y est ce n’est plus mon bébé ». Pour moi, ces gestes là ne déterminent pas mon rôle de maman ni son statut de bébé ou de petite fille.

Je pense que je maudirais le temps qui passe dans quelques années. Pour l’instant, si je regarde en arrière, sur ces 2 années avec ma princesse, je n’ai pas l’impression que mon accouchement date d’hier et que le petit bébé que je tenais dans mes bras comme l’objet précieux le plus fragile du monde s’est envolé.

Bref. 2 ans de mommytude où on apprend tous les jours et où on grandit à vue d’œil certes, mais qu’est ce que j’aime ça !

La honte pour Bordeaux …

Mon blog est aussi là parce que je veux mettre en avant certaines de mes opinions.

Là, ça me touche alors je me permets de vous demander de vous pencher sur cette pétition et de la signer si ça vous révolte autant que moi.

Ça se passe  =>>  ici .

Si j’en juge par la proposition il va falloir demander aux mutuelles de rembourser le parking pour les visites au CHU de Bordeaux …

Je suis écœurée.

Notre fille est restée 1 mois et demi à l’hôpital des enfants (l’article est ) , voilà mon calcul : à raison de 10h de présence par jour sur exactement 46j = 690€HONTEUX !

 

A l’attention de M. Yves Vignau directeur du CHU Pellegrin à Bordeaux

La direction du CHU de l’Hôpital Pellegrin a donné l’autorisation à Vinci park d’exploiter et gérer son parking.

Le parking est payant (1,5€ de l’heure), cependant rien n’est prévu pour les parents qui doivent rester plusieurs heures, jours, semaines voire mois auprès de leurs enfants hospitalisés (Cancer, Chirurgie, Neurologie ….).

A la détresse, la douleur et la peine il est inadmissible de voir s’ajouter un droit de visite payant.

Si vous souhaitez plus de détails, vous pouvez lire l’article de Sud-Ouest « Bordeaux : Parking payant à l’hôpital des enfants, les mamans disent non ! » du 7 février. http://www.sudouest.fr/2012/02/07/les-mamans-du-parking-626808-2780.php

Contact : chuparking33@gmail.com

« Je suis enceinte, je ne suis pas malade » …

Être maman, c’est se dévouer.

Qu’il est difficile pour moi d’accepter qu’on puisse accueillir et vivre une grossesse avec insouciance. Avec bonheur, « enflammade », espoir, projets oui, c’est évident. Mais pas avec légèreté.

J’ai hésité à tout raconter, dans presque tous les détails mais des articles  sur la grossesse et les suivis trouvés trop médicalisés m’ont convaincue de le faire.

  En préambule, je ne vais pas et ne veux pas faire de mon cas une généralité mais il n’est pas non plus une exception, et c’est important pour moi de le souligner. De plus en plus de femmes doivent franchir des obstacles de toutes sortes pour enfanter.

J’ai une phrase de mon obstétricien qui m’est restée et qui illustre bien notre parcours. « On pourrait clairement vous intégrer dans l’encyclopédie médicale ». Bon, je vous rassure, n’y voyez rien de méchant ou de dur, mon obstétricien j’le kiffe, d’un amour (platonique) immense. Sans lui, M. ne serait pas.
Et c’est vrai que je suis un cas d’école.

Parcours compliqué donc : ma 1ère grossesse s’arrête brutalement à 22 semaines. Plusieurs raisons médicales amènent à ce résultat mais il s’agit surtout de négligence. Et pas de ma part. Je ne fume pas, je n’ai pas bu une goutte d’alcool de toute ma grossesse, et ma vigilance était à la hauteur de mon envie d’avoir ce bébé. Non, ça ne venait pas de moi, mais d’un cardiologue qui a pris l’hypertension que je développe enceinte (1er souci) pour un problème bénin. Le traitement ne fera jamais effet, contrairement à ses mesures et provoque un retard de croissance trop important sur ma 1ère fille pour la mener à terme. Et  qui se solde par une IMG (Interruption Médicale de Grossesse), à ne surtout pas confondre avec une fausse couche du 1er trimestre, car il s’agit bel et bien de l’ accouchement d’un fœtus.

Coup dur, très dur. Comble de l’horreur, je suis en congé maternité. Je suis obligée par la loi à prendre au minimum 8 semaines sur les 16 « offertes » par la sécu. J’ai le temps de ressasser, me faire mal, dans les meilleurs moments me projeter. Mais je ne prends donc que les 8 semaines obligatoires et reprend le travail.

Rapidement, 6 mois après l’interruption de grossesse, j’ai le feu vert pour tenter une nouvelle grossesse. La question ne s’est jamais pas posée, on tente tout  de suite ! 1 mois après je suis enceinte. On est heureux, très heureux. Et le plus surprenant : calmes. Vraiment prêts.

On est pragmatique aussi, mes 9 rdv sont pris avec l’obstétricien de suite car c’est lui qui va me suivre tout du long. Là, non plus, pas de doute, c’est lui que je veux et personne d’autre. Il a été d’une gentillesse et d’un soutien sans faille pour l’IMG. Il met en place un protocole de suivi strict : je suis arrêtée dès 15j de grossesse avec une sage femme tous les 2 jours à domicile + monitoring à chaque séance dès le 6ème mois,  on se voit tous les mois, j’ai une batterie de médicaments à prendre (qui ne cessera d’augmenter au fil des semaines), une écho par mois, une prise de sang par semaine les 1er mois, 1 piqûre de Lovenox par jour…etc

Arrive le test O’Sullivan (la glycémie). Je pète le score, pour utiliser une expression qui parle. Ma sage-femme m’appelle : « Diabète gestationnel, vous devez vous rendre rapidement à l’hôpital ». Pffffffffffffff, dégoutée, que je suis. Je suis hospitalisée 1 semaine pour apprendre à contrôler ma glycémie et apprendre à me piquer à l’insuline… Uiui, insuline, quand je vous dis que j’ai pété le score ! J’ai détesté cette hospitalisation. Je n’étais plus enceinte aux yeux du corps médical, mais diabétique. Il y en aura une autre en décembre. Heureusement, je sors à 16h le 31. Ouf, retour à des choses plus gaies.

Une grossesse très suivie, très médicalisée c’est vrai mais sereine et appréciée finalement. J’ai été très bien encadré et c’était rassurant.

Le jour J approche, ma fille se porte à merveille. Les monitorings obtiennent des notes vraiment très bonnes. On repousse même mon déclenchement de 15j.

Je pars accoucher un mercredi, une  15aine de jours avant terme, et puisqu’il fallait que ce soit plein de rebondissements jusqu’au bout, le déclenchement se fait sur 3 jours avec 3 techniques différentes, de la plus douce (inutile et douloureuse) à la plus intrusive pour bébé (la plus efficace). Mais voilà, à ce moment là, je continue de prendre sur moi, parce que c’est dans mon caractère d’avancer. Jusqu’à une certaine limite, que l’on a tous.

3ème jour, 17.16, je finis par la sortir. Elle est là.  J’ai gagné ! On a gagné !

Non…je n’ai pas gagné. Non, je n’ai pas vaincu le sort, il s’acharne. Nous sommes encore tous en sursis.

Quelque chose ne va pas, je le sens, je le signale, on ne me prend pas au sérieux. Pourtant … M. a 2j quand elle est opérée en catastrophe. Le chirurgien nous dira plus tard qu’elle était mourante… Je ne rentre pas dans les détails de ce qu’elle a eu mais c’est assez grave pour ne ressortir qu’après 1 semaine de réa pédiatrique et 5 semaines en néo-natologie. Un mois et demi à passer nos journées à l’hôpital, ne rentrer que pour « dormir », et surtout la voir toujours entre ces murs de chambre d’hôpital, branchée, intubée, piquée, sédatée…

Je tiens aussi à dire qu’accoucher à l’hôpital public n’est pas une punition pour moi. C’est une chance. Si ma grossesse n’avait pas été de risque 3 et que j’avais choisi une clinique comme la majorité des femmes, la prunelle de mes yeux n’aurait pas été sauvée.

Un jour, elle demandera à connaitre son histoire, le pourquoi de ses cicatrices. Je redoute ce jour-là, mais son papa et moi saurons lui dire à quel point elle a été courageuse, à quel point nous sommes fiers d’elle et combien nous l’aimons aussi pour ça.  Ce sont les seules choses positives que je retiens de ce passage de notre vie, car sans la force de notre couple et de notre fille, je ne serais plus là. La fameuse limite…

*** Ce titre, je l’ai choisi il y a plusieurs jours mais j’ai encore entendu cette phrase hier, au travail. J’ai eu envie de hurler et de devenir hystérique. C’est plus fort que moi. Si, la grossesse peut être une maladie. SI, CA PEUT T’ARRIVER A TOI AUSSI. Et je répète qu’avant mes grossesses, je n’ai jamais eu d’ennuis de santé, que pendant j’ai été la plus exemplaire des futures mamans.

Je suis désolée pour celles que cela va heurter mais je fais partie des gens qui pensent que la grossesse n’est pas compatible avec  fumer, boire (même une « coupette » à Noël), faire du sport  (même un peu), faire un régime (Ôo),  et diverses autres activités pouvant être mises entre parenthèses pendant 9 mois. Pas la peine de se rajouter des fragilités là où il peut déjà y en avoir. Je sais que des médecins minimisent les risques pour tout ça, mais aucun ne peut prétendre que s’abstenir n’est pas mieux ! Les maternités, les salles d’attentes des gynéco, la presse diffusent massivement des messages comme ceux-ci, ce n’est pas anodin.

Chacune est responsable de l’enfant qu’elle va mettre au monde.

  Merci d’avoir lu ce pavé jusqu’au bout, cela me tenait à cœur, ici au moins j’ai pu tout lâcher sans être interrompue ou jugée excessive. Et rien que pour ça, cet article a une raison d’être.

***** edit : si vous avez encore des doutes, je vous invite à cliquer ici => zéro alcool pendant la grossesse , grossesse et tabac .