Quand je plonge mes yeux dans les tiens, j’y vois tellement d’avenir. Tu n’as que 2 ans, tu peux tout envisager pour ta vie.
Tu feras ce que tu veux mon cœur, je serais la maman du soutien, la maman du dialogue. Tu pourras toujours me parler. Non, je VEUX que tu me parles toujours. Je veux pouvoir te rassurer de tout : de tes plus grandes craintes comme de la peur du noir, je veux pouvoir te conseiller, te révéler, te faire grandir du mieux que je peux dans ce monde ahurissant de bêtises. Mais aussi tellement vaste, tellement complet, tellement beau. Je me dois de te le faire découvrir…
Mais…la vie est une salope. Elle méprise ta petite condition d’humain en te mettant face à des choix impossibles, en résumant ta présence sur terre à un seul mot, un seul concept : la fatalité.
Je ferais tout ce qui est entre mes mains pour t’écarter de la douleur ma bébé, sous toutes ses formes. Je serais Super Maman s’il le faut. Mais même avec tout ça, même en faisant mon devoir, il n’en reste pas moins que la fatalité à tous les droits. Et que je n’y peux rien…
Parce qu’autour de moi en ce moment le chaos est omniprésent, j’avais envie de hurler ma haine ici, mais à quoi bon…
Alors juste : amuse toi bien mon ange, car chaque minute compte…
Un, parce qu’ils se déroulent toujours sur un jour férié ou un dimanche et qu’ en bonne shoppeuse que je suis ça me rassure de savoir que je peux dépenser de l’argent pour des choses futiles (ou pas) ces jours là aussi .
Deux, parce que tu trouves forcément un truc que tu voulais depuis longtemps, ou des objets insolites, ou ce même panier en osier pété qui est un must du vide grenier.
Et aussi trois, parce que, faut bien l’avouer, parmi les exposants, parfois tu tombes sur le pinpin du coin qui croit que la moquette qu’il a arraché le matin même ou encore les pneus crevés de son vélo peuvent intéresser quelqu’un. (et quatre, ben wé, 15min plus tard, tu vois ces pneus là fièrement portés par l’autre pinpin du coin super content de son affaire…).
Donc en ce 8 mai, nous voissimes (merci de ne pas corriger, ceci est une tournure de style) partis au vide grenier. Contents nous aussi de nos trouvailles !
Cette poussette, c’est une aubaine. On avait pour projet d’en acheter une, mais une vintage en parfait état à ce prix c’est inespéré. Et le scandale d’une petite fille capricieuse qui a presque renié sa mère pour ne pas lui avoir offert lorsqu’elle l’avait vu quelques minutes avant nous a définitivement comblé notre journée.
Moi aussi je veux parler des chaussons souples en cuir. Je dis moi aussi parce que la Mummy blogo s’affole ces temps ci autour de la « peton protection ».
Lu chez Cranemou (clique !) aujourd’hui (et pourtant j’avais déjà cet article en tête) son article sur mon fournisseur officiel, Tichoups. (re-clique !)
J’adore ces chaussons :
- pas chers
- jolis et beaucoup de choix
- et enfin ma bébé les garde aux pieds !!! Miracle ! Plus de caprice pour les enlever, au contraire on rigole trop avec les chaussons sou’is ! ^^
**** à l’inverse de Cranemou, c’est ma pédiatre qui m’a bassiné pour que les chaussures aient une voute plantaire, et une tige ferme pour maintenir la cheville. Arguments démontés par l’ostéo et un podologue. Moralité, tu sais plus qui croire, donc j’ai fait confiance à mon instinct.
Et j’ai une paire au chaud, en prévision du passage à la pointure supérieure (c’est à dire dans 1 mois, au rythme où ça va Ôo).
Ces derniers temps je me rends compte à quel point j ai changé, et ce depuis que je suis maman. Mais pour reprendre l’idée de MamanWhatElse, il y a 5 ans, tout était complétement différent pour moi. Comme elle, je n’avais pas d’enfant, je démarrais ma vie de couple avec Semp, je ne me projetais pas plus que ça dans mon travail et j’étais mal entourée.
Aujourd’hui seulement en fait, je me sens adulte.
Pourtant, j’ai été vite confronté dans mon enfance et mon adolescence aux responsabilités des grands, au vrai monde, au quotidien. Mais là tout de suite, quand je regarde ma bébé, je me dis qu’avant c’était du pipi de chat. Parce qu’avant d’avoir ce petit ange, toutes les décisions même graves que je pouvais prendre n’avaient de conséquences que sur moi.
La campagne présidentielle m’a révélé des choses que je savais enfouies quelque part, une envie de défendre et même de revendiquer mes idées. Mais pas que pour moi, surtout pour elle. Encore un cliché c’est sûr : on vit dans un monde de dingues (aucune maman ne me contredira) et je veux le meilleur pour elle, la préserver de cette folie, ne surtout pas la mettre dans un cocon mais si je peux jouer l’éclaireur pour sa vie future, alors je ne réfléchis pas. Ça résume assez bien ce qu’est être parent finalement.
A mon sens, on ne devient vraiment femme que lorsque l’on remplit ce rôle de mère. C’est mon opinion, je sais que ce n’est pas celle de tout le monde. Mais encore une fois, en regardant en arrière, non je n’étais pas femme. Au mieux femme-enfant.
Aujourd’hui, on demande à signer un compromis de vente… Autre pas dans notre vie d’adulte !
Elle est grande elle aussi, elle lit !! ...à l'envers.
Dur dur les câlins/bisous avec ma bébé en ce moment. Pas dur d’en avoir mais dur de décider quand.
Jusqu’à il y a une 10aine de jours, le câlin du soir après les dents, c’était moi. Le câlin du matin, c’était moi. Le câlin du chagrin, c’était moi…
Mais je le savais hein. Ah beh oui, parce que ça aussi, y a toujours une Christine ou une Françoise qui ne te manque pas de te le dire : « ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, tu as fait une fille, tu verras, elle ne jurera que par son papa ». Bullshit. Elle m’aimeuuuuh aussi mais moins en ce moment ^^.
Et bah je l’encouragerais presque dis donc. Je trouve über sain qu’elle veuille changer de bras et de référent. Elle a ses goûts, ses envies, ses besoins. Si elle choisissait le 1er venu, bien sûr que je m’offusquerais; mais là, quand même soyons pragmatiques c’est son père, elle l’aime et « tu verras à 5 ans elle voudra se marier avec lui » (oh ta gueule Françoise !).
Ceci étant, j’ai envie de me pencher sur la question de l’éducation à appliquer à cet âge charnière. Tu sais? Quand le soir ça se complique pour manger la purée et quand il faut faire comprendre que le dentifrice c’est pas le 2ème dessert. Et quand tu aimerais faire un câlin mais qu’on te pousse avec le poing fermé, le regard caché sous les sourcils froncés . Alors je vais dépenser des sous d’ici 1h chez Cultura . Je suis preneuse de toutes références intéressantes les filles !!!
Heureusement il me reste le câlin du cauchemar… :/
Wé grave même. C’est compliqué le quotidien nan ? Dites moi pour vous.
Bien sûr qu’il y a des choses plus difficiles à vivre que le ménage, les courses, la vaisselle etc… mais il n’en reste pas moins que c’est pas facile de tout concilier.
Aujourd’hui c’est jeudi. Donc le mercredi, au travail, à la débauche, on me dit : « à vendredi, repose toi bien demain ! ». Ahahaha, ohohohohoh, hihihihihi. Ben non hein, le jeudi je ne me repose pas. Certes, je ne prends pas la voiture, je n’ai pas d’horaires mais ce job là, celui de maman, c’est clairement du vrai travail. (clin d’œil à l’actualité).
Donc aujourd’hui, j’ai trié les habits que me prêtent une amie pour M. (Merci Mumu c’est trop beau, tu reconnaitras la petite jupe sur les photos je pense ^^), j’ai passé 2 fois l’aspirateur, manger des pâtes (comme toujours le jeudi ou presque), ranger 21 fois le « bac rouge » c’est à dire celui de la dinette, j’ai soigné un petit bobo.
#unjeudicommelesautres
PS : pas tout à fait quand même, l’espoir de pouvoir acheter revient …
Dire qu’avant je m’ennuyais le dimanche, je ne faisais pas de gâteaux (enfin si mais moins), je pouvais programmer mes week-ends…Mais ce qui fait vraiment la différence avec avant, c’est la fatigue.
Je crois que ce thème j’ai du le lire sur quasi tous les blogs de maman. Je suis épuisée tout le temps, et Semp aussi. Quand tu as des enfants, même un seul, tu ne récupères jamais la fatigue que tu dépenses avec lui. Mais jamais quoi. Adieu les grasses matinées, les siestes quand tu le veux vraiment et pas pendant la sienne (parce que franchement touuuuuuuuuuuus les jeudis, je me dis « allez aujourd’hui, hop, je sieste » mais je finis toujours devant le dernier Grey’s ou Private Practice), et au revoir au dimanche à buller devant un DVD.
A ça je peux rajouter que je suis malade H24 – 7/7 depuis que je suis maman, parce que fatiguée, donc cible ultra facile pour les microbes. J’ai toujours un truc qui traine.
Et ça, même si j’avais conscience de la fatigue de mes copines-mamans, ben je l’ai vraiment découvert. Ce qui, je dois bien l’avouer, confirme la fameuse phrase que t’aimes pas entendre quant t’es nullipare : « tu verras quand t’auras des enfants »… Phrase éminemment vraie et vérifiée à coup sûr : une fois mère, tellement de choses changent que je ne pourrais jamais les énumérer et oui, on se plante royalement à faire des plans genre « moi, mon enfant il fera … ». Et c’est vrai, je n’avais pas mesuré la fatigue que ça engendrait.
Le week-end, on dort chacun son tour, 1 fois par mois je laisse ma bébé à la nounou pour buller et faire mes petites affaires, et bien sûr il arrive qu’on prenne une baby sitter pour sortir en amoureux. Jetez moi la pierre mais ce sont nos choix, M. fait quasiment tout avec nous, et oui, je fais partie des mamans qui n’ont pas passé plus d’ 1 nuit loin de leur bébé d’amour et qui culpabiliserait de le faire.
Donc j’accepte et subis à la fois cette fatigue. Mais je préviens toutes mes copines qui prévoient d’enfanter qu’il faut avoir eu une belle vie de couple avant et avoir conscience de cet état de dépendance, même pour dormir.
Mais b**del, y a toujours quelqu’un qui sait mieux que toi comment élever TON enfant !
Je le savais hein, que les gens, et ça concerne la famille aussi bien sûr, avaient un avis sur tout, mais quand même, qu’est ce que ça peut me taper sur les nerfs ! Du repas aux marques de couches, du siège auto au type de lit, en passant par comment réprimander, par la manière de parler etc, tout ça étant non exhaustif.
Dernièrement un truc en particulier m’agace particulièrement. Dans notre famille, c’est compliqué , comme souvent en fait, je m’en rends compte en lisant les blogs: il n’existe plus vraiment de schéma classique papa/maman papy/mamie tonton/tati comme nous, nous avons pu le connaitre. Donc voilà, M. a un papy paternel mais pas de mamie, et du côté beaux parents …joker. Quant aux oncles, elle en a 3 … en théorie. Tout ça pour dire que tout ce petit monde décide de quel rôle il doit jouer dans « l’éducation » de ma bébé et de quelle place il en découle. Ou pas. Surtout ou pas.
1er cas . Okay. C’est d’accord, on ne peut forcer personne à s’investir s’il ne le veut pas. Mais voilà quoi, y a les droits et puis il y a les devoirs . A mon sens, t’es pas grand parent si t’es pas là, si tu t’intéresses pas, si t’accompagnes pas, si t’as pas daigné déjà jouer ton rôle de parents. Donc on t’appelle pas Mamie, on t’appelle pas Papy, ou tonton.
2ème cas. Et à l’inverse, il faut savoir doser cet investissement. Si je vous dis que M. a un pot depuis ses 6 mois, un réducteur de toilettes depuis ses 12, et à peu près tout ce qu’l faut pour aller jusqu’à ses 18 ans… Merci Papy, c’est clair mais mine de rien, je me rends compte que ça quand même tendance à m’exaspérer. La surprotection, le fait de tout anticiper tout le temps, de la gaver de « oh t’es trop belle, t’es trop mignonne, t’es parfaite » à chaque fin de phrase, c’est too much quoi.
Ce qui me conforte dans mon envie de tout envoyer péter et de partir loin, juste nous. Wé, donc je râle mais c’est aussi pour ça ce blog .
Et puis finalement on a trouvé la solution aussi : tonton et tati, on les a choisi. Fab & Mounia ♥, z êtes au top avec elle, rien à redire. Love U.
Aujourd'hui, maman d'une petite fille de 2 ans, et maman encore dans le futur, c'est sûr . Et je voulais donner ma version de la grossesse et de la mommytude.